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Points clés à retenir
- Prix Spécial : Pauline Dujancourt récompensée pour son audace créative.
- Prix Pierre Bergé : Anthony Calydon distingué pour l’excellence de sa collection.
- Prix Accessoires de mode : Philéo Landowski primé pour ses pièces uniques.
Le verdict enfin tombé
Je ne vais pas vous mentir : suivre le feuilleton de l’ANDAM 2026, ça m’a rendue accro. Pendant des mois, les rumeurs ont couru, les noms ont circulé, et j’ai vu passer tellement de looks flashy sur Instagram que j’avais presque fait une overdose de promesses. Mais le verdict est tombé, et franchement, il mérite qu’on s’y attarde.
Pauline Dujancourt : le Prix Spécial qui va tout changer
Il faut qu’on parle de ça : Pauline Dujancourt a décroché le Prix Spécial. Ce n’est pas rien. Ce prix-là n’est pas donné à n’importe qui. Je l’ai vue présenter sa collection lors d’un pop-up dans le Marais l’année dernière, et je me souviens avoir touché les matières. C’est le genre de tissu qui raconte une histoire. Elle travaille des broderies presque invisibles, des plis qui tombent juste. Soyons honnêtes — beaucoup de jeunes créateurs font du bruit pour rien. Pauline, elle, fait du bruit en silence. C’est pour ça qu’elle gagne. Je ne rachèterai pas son manteau en laine l’hiver prochain : il est trop cher. Mais je rêve de le voir sur quelqu’un d’autre. Et c’est ça, son talent : elle crée des pièces qu’on veut regarder, même sans pouvoir les porter.
Anthony Calydon : la consécration du Prix Pierre Bergé
Anthony Calydon, lui, repart avec le Prix Pierre Bergé, et je dois dire que c’est une sacrée évidence. On ne va pas se raconter des histoires : ce prix est souvent un passeport pour les grandes maisons, et Anthony a le calibre. J’ai croisé son travail à la Fashion Week masculine en janvier, et ce qui m’a frappée, c’est sa coupe. Les vestes tombent parfaitement sur les épaules, les pantalons ont cette longueur qui frôle la cheville sans être ni trop courte ni trop longue. C’est le genre de truc qui change tout. Il utilise des teintes sourdes — gris, marine, beige — mais avec des détails qui claquent : une doublure inattendue, un bouton en corne véritable. Je lui aurais donné le prix rien que pour le tweed qu’il a utilisé. Franchement, si je devais acheter un costume à un homme cette année, ce serait le sien. Pas de doute.
Philéo Landowski : l’invité surprise des accessoires
Et puis il y a Philéo Landowski, qui remporte le Prix Accessoires de mode. Là, je l’avoue, je ne l’avais pas vu venir. Ses pièces, je les avais repérées sur une amie qui travaillait dans un showroom, mais je n’imaginais pas qu’elles décrocheraient un prix aussi tôt. Il fabrique des sacs en cuir végétal, avec des boucles en laiton vieilli. Le toucher est incroyable — lisse mais pas glissant, avec cette odeur de cuir brut qui me rappelle les ateliers de la rue des Gravilliers. Ce n’est pas une marque pour les influenceurs, c’est une marque pour les gens qui savent ce qu’ils veulent. J’aurais aimé découvrir son travail plus tôt, mais c’est le jeu : les bons créateurs finissent toujours par émerger. Son sac tote marron, je l’aurais volontiers acheté. Mais je ne suis pas prête à dépenser 500 € pour un accessoire, aussi beau soit-il. Peut-être l’an prochain, si mon portefeuille me pardonne.
Ce que ça dit de nous, et de la mode
On ne va pas se raconter d’histoires : l’ANDAM reste le baromètre le plus fiable pour savoir où va la mode française. Cette année, les gagnants incarnent une nouvelle vague — moins tape-à-l’œil, plus artisanale, plus réfléchie. Pauline, Anthony et Philéo ne sont pas des stars du marketing. Ce sont des créateurs qui bossent la matière. Et franchement, après des années à voir des collections sans âme, ça fait du bien. Je vais suivre leurs prochains pas de près. Et vous devriez faire pareil.
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Ancienne assistante styliste, rédactrice depuis toujours. J’écris sur la mode, la beauté et l’art de vivre — sans langue de bois ni liste d’incontournables recyclée. Si je le recommande, c’est que j’y ai mis les mains.