
Temps de lecture : 3 min
Ce qu’il faut retenir
- Tenue extrême : le stick résiste à une journée de canicule, sorties comprises, sans baver ni filer.
- Application facile : une seule passe suffit pour un rendu pigmenté, pas besoin de base ni de pinceau.
- Nuances contrastées : quatre teintes allant du nude pâle au brun profond, avec une vraie différence entre chaque.
Il faut qu’on parle de ça.
Soyons honnêtes — je n’attendais pas grand-chose du nouveau fard en stick de Charlotte Tilbury. La marque, je la connais. Le packaging tape-à-l’œil, les campagnes surpromises, les prix qui piquent. Je ne vais pas vous mentir : j’ai acheté le Exagger Eyes un peu à reculons, en me disant que ce serait le énième eye-liner crémeux qui tient trois heures avant de finir dans le pli de la paupière. Et franchement, j’ai eu tort.
Testé en conditions extrêmes
Je ne fais pas les choses à moitié. Dès la réception du stick le matin, je l’ai appliqué sans base — comme promis sur le site — et je suis partie. Il faisait 36°C à l’ombre, avec une humidité dégueulasse. J’ai marché, pris le métro, transpiré sous un café en terrasse dans le 11e, et même essuyé une goutte de sueur au coin de l’œil avec le dos de la main. Résultat ? À 20h, le fard avait légèrement perdu en intensité ( sur la teinte la plus claire), mais zéro bavure, zéro trace dans le pli, et une couleur encore visible. Ce n’est pas rien.
Texture, application et ce que ça change
Le tube en plastique doré — je le dis cash, je ne suis pas fan du bling — est fonctionnel. Le stick se dévisse sans accroc, la matière est crémeuse sans être grasse, et elle glisse sur la paupière comme un beurre de cacao. On peut estomper du bout du doigt en cinq secondes, ou superposer plusieurs couches pour un effet plus intense. Je parle d’expérience : j’ai fait l’erreur d’acheter l’année dernière un fard en stick d’une autre marque, texture caoutchouteuse qui tirait la peau. Celui-ci, non. Le confort est là, et la tenue waterproof annoncée tiens vraiment.
Les teintes : enfin quelque chose d’intelligent
Quatre teintes disponibles : **Rose Gold**, **Bronze**, **Taupe**, **Dark Brown**. Je ne vais pas vous faire croire que le Rose Gold est un nude discret ; c’est un rose doré qui illumine mais assume son côté glamour. Le Bronze est parfait pour un smoky rapide, le Taupe est le neutre parfait pour un maquillage de bureau. Et le Dark Brown — c’est celui que j’ai porté — est un brun profond avec un sous-ton légèrement chaud, idéal en liner ou en ombre à paupières complète. Mon seul regret : pas de teinte véritablement mate. Toutes les finitions sont satinées, ce qui n’est pas toujours ce qu’on cherche le matin en courant.
Ce que je rachèterais (et ce que je ne rachèterais pas)
Je rachèterai le Dark Brown, sans hésiter, pour les jours où je veux un résultat rapide et sophistiqué. Et peut-être le Taupe pour varier. Le Bronze ne me convainc pas — trop doré pour ma carnation, je préfère les tons plus froids. Le Rose Gold, je le garde pour une soirée, pas pour le quotidien. Mais franchement, pour une première expérience avec la marque sur un fard en stick, je suis agréablement surprise. Ce n’est pas un coup de foudre absolu — je reste sceptique sur le rapport qualité-prix (environ 32€ le stick) — mais c’est le genre de truc qui change tout quand on galère avec les poudres qui filent.
Le verdict d’une parisienne exigeante
Charlotte Tilbury a réussi son pari : un fard en stick facile, qui tient toute la journée même en canicule, et qui offre une pigmentation honnête sans nécessiter de technique. Ce n’est pas le produit parfait — la finition trop satinée et le packaging clinquant gâchent un peu le plaisir — mais c’est une option solide pour celles qui veulent gagner du temps sans perdre en résultat. Si vous hésitiez, je dirais oui, surtout pour les teintes foncées. Et si vous cherchez un smoky en cinq minutes, foncez. Mais n’oubliez pas de le tester sur votre peau avant — les sous-tons fonctionnent mieux avec les carnations chaudes.

Ancienne assistante styliste, rédactrice depuis toujours. J’écris sur la mode, la beauté et l’art de vivre — sans langue de bois ni liste d’incontournables recyclée. Si je le recommande, c’est que j’y ai mis les mains.