Room 1015 : la chambre qui sent le rock au cœur du 11e

Je vis dans le 11e, je connais tous les coffee shops, et laissez-moi vous dire que ce parfum vaut le détour. Un iris poudré pour une âme rock.

Temps de lecture : 3 min

À retenir

  • Storytelling — La marque naît de la mythique chambre 1015 du ‘Riot House’ à Los Angeles, repaire des rockeurs des années 70.
  • Création olfactive — Le fondateur, Michael Partouche, alias Dr. Mike, associe chaque fragrance à un morceau de musique ; le parfum naît d’abord de l’histoire.
  • Caractère — Un iris poudré, unisexe affirmé, qui mise sur l’élégance d’une structure classique plutôt que sur la complexité.

Le nom : la chambre 1015 du Continental Hyatt

Il faut qu’on parle de ce nom d’abord. 1015. Pas un code postal, pas une date. La chambre 1015 du Continental Hyatt de Los Angeles – qu’ils surnommaient le ‘Riot House’. Vous voyez le tableau : Jim Morrison, Robert Plant, Led Zeppelin. Les années 70, la liberté totale, la contre-culture poussée à l’extrême. C’est là que tout s’écrivait.

Alors oui, ça claque. Et franchement, derrière ce nom, il y a une vraie histoire. Pas une invention marketing pour faire joli sur le verre.

Un ancien pharmacien qui voulait faire du parfum

La maison est née en 2015 sous l’impulsion de Michael Partouche, alias ‘Dr. Mike’. Ancien pharmacien, reconverti en musicien — puis en parfumeur. Concept : chaque fragrance est liée à un morceau de musique inédit. Pas de brief marketing. Pas de pyramide olfactive convenue. On part du storytelling, et l’odeur suit.

A lire également :  Bronze Goddess 2026 : Estée Lauder réinvente son classique estival

Je ne vais pas vous mentir : quand j’ai découvert ça, j’ai levé un sourcil. D’habitude ce genre de promesse, soit ça tourne au concept creux, soit au gadget olfactif. Mais Room 1015, c’est fabriqué en France, conçu à Los Angeles, imaginé en Suède. Un mélange improbable qui donne finalement des parfums avec du caractère.

Ce que je sens sur ma peau (et ce que je retiens)

Soyons honnêtes — dès la première pulvérisation, c’est l’iris qui frappe. Poudré, affirmé, sans agressivité. Pas question de se cacher derrière une construction complexe : ici le jasmin se fait discret. C’est une caresse de cachemire qui émerge, un peu brute, un peu douce.

Ce que j’aime, c’est que ce n’est pas un parfum qu’on porte pour se fondre. C’est un véritable unisexe, et c’est sa force. On pourrait le cataloguer masculin, mais il porte un hommage aux femmes — les femmes qui ont habité cette chambre, qui ont inspiré les musiciens. Je trouve ça juste.

Je ne vais pas vous raconter d’histoires : il n’y a pas de surprise olfactive monumentale. C’est classique, très lisible. Un peu comme la bonne musique — on la fredonne moins parce qu’elle est complexe, mais parce qu’elle résonne juste. Et c’est loin d’être un défaut.

Chez moi, dans le 11e, je le porte en journée autant qu’en soirée. Il tient sans s’imposer, et il fait son petit effet discret — le genre de truc qui change tout. C’est le parfum de celle qui sait ce qu’elle veut, sans en faire des tonnes.