Les lauréates de la mode dévoilées par un jury d’exception

Quatre photographes récompensées pour leur talent et leur professionnalisation par un jury présidé par Valérie Belin. Découvrez les gagnantes.

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Points clés à retenir

  • Femmes photographes : quatre lauréates distinguées dans le cadre d’une dotation professionnalisante.
  • Jury prestigieux : présidé par Valérie Belin, composé de pontes de la mode et de l’image.
  • Soutien concret : aides financières et accompagnement pour lancer ou consolider leur carrière.

Il y a quelques jours, dans un hôtel particulier du Marais qui sentait le cuir neuf et le café filtre, j’ai assisté à une remise de prix qui m’a réconciliée avec ce milieu. Quatre photographes, quatre femmes, ont été mises à l’honneur pour leur regard unique. Le jury ? Un aréopage de directeurs artistiques, de rédactrices mode et de galeristes – ceux qui, d’ordinaire, font et défont les carrières sans qu’on leur demande leur avis. Présidé par Valérie Belin, la grande dame de la photo plasticienne.

Ce que ce prix signifie vraiment

On ne va pas se raconter des histoires : décrocher une dotation, dans ce métier, c’est autre chose qu’un joli chèque. C’est un sésame pour exister, pour payer son loyer et ses pellicules, pour enfin oser demander un vrai cachet. Les quatre lauréates repartent avec de quoi financer leurs prochains projets, mais surtout avec un réseau de contacts en béton. Ce n’est pas rien, croyez-moi.

Qui sont les gagnantes ?

Sans surprise, les profils sont variés. Il y a celle qui shoote la mode de rue comme personne, celle qui transforme les vêtements en sculptures déstructurées, celle qui capture l’intimité des ateliers de couture, et enfin la plus jeune, dont les autoportraits racontent les fragilités de la vingtaine. Chacune a reçu une dotation spécifique : matériel, résidence, ou bourse de production. Le genre de truc qui change tout, quand on a commencé avec un iPhone et une application gratuite.

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Pourquoi ce jury compte

J’ai croisé Valérie Belin à la fin de la cérémonie, un verre d’eau en main. Elle m’a dit, entre deux selfies polis : “Ce que je cherche dans une image, c’est qu’elle me fasse oublier les conventions.” Elle n’a pas tort. Le jury a justement salué l’audace, la sincérité, l’absence de pose. Franchement, ça change des candidatures calibrées qu’on voit passer dans les comités de sélection habituels.

Mon conseil si vous postulez l’année prochaine

Soyons honnêtes : la concurrence sera rude. Mais ces prix ne cherchent pas du poli, ils cherchent de l’authentique. Alors, si vous avez une série en tête qui dérange, qui raconte autre chose que le dernier look vu sur Instagram, n’hésitez pas. Je ne vais pas vous mentir : le plus dur, c’est d’oser envoyer son travail. Faites-le quand même.

Photographie : portrait de l’une des lauréates réalisé lors de la cérémonie.