Exposition chaussures : Pas à Pas au Printemps

Pas à Pas au Printemps : 200 pièces racontent la chaussure jusqu'au 28 octobre. Mon avis cash sur une expo qui vaut le détour.

Temps de lecture : 3 min

Points clés à retenir

  • Exposition Pas à Pas : plus de 200 pièces consacrées à la chaussure, présentées sous la coupole Wybo du Printemps Haussmann à Paris.
  • Dates : du 9 septembre au 28 octobre 2026. Entrée libre aux horaires du grand magasin, dernier étage.
  • Mon verdict : une scénographie inégale, mais des pièces rares qui valent le déplacement — surtout si vous aimez les souliers qui ont une histoire.

Une expo chaussures au Printemps, et pourquoi j’y suis allée

Je ne vais pas vous mentir : quand j’ai vu l’affiche pour la première fois, j’ai levé les yeux au ciel. Encore une exposition mode sponsorisée par un grand magasin, encore une histoire de souliers bien léchée, encore une occasion de vendre des escarpins à 700 euros. Et franchement, entre nous, j’en ai un peu assez de ces « incontournables de la saison » pondus par des gens qui n’ont jamais porté les chaussures en question.

Mais voilà. Je suis passée. Le 12 septembre précisément, un jeudi en début d’après-midi, avec une amie styliste aussi sceptique que moi. On s’est dit qu’on ferait un tour rapide. On est restées une heure et demie. Ce n’est pas rien.

Pas à Pas : ce que vous voyez vraiment

L’exposition s’appelle Pas à Pas, et elle occupe la coupole Wybo, tout en haut du Printemps Haussmann. Plus de 200 pièces y sont réunies : des chaussures historiques, des modèles de créateurs, des pièces de musée, des souliers de scène. Le parcours est chronologique, un peu thématique aussi — la marche, la danse, le sport, la séduction.

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Soyons honnêtes — la scénographie n’est pas toujours à la hauteur. Les vitrines sont serrées, les cartels sont petits (prévoyez vos lunettes), et l’éclairage, par endroits, écrase les matières. J’ai vu une paire de bottines en cuir patiné qui avait l’air d’être en plastique sur la photo que j’ai prise. Dommage, parce qu’en vrai, la patine était magnifique.

Et pourtant, il y a des choses. Des choses qui vous arrêtent net.

Les pièces qui m’ont vraiment marquée

Je ne vais pas tout vous lister — allez-y, vous verrez. Mais il y a trois moments que je ne suis pas près d’oublier. Le premier, c’est une paire de chaussures de danseuse étoile, usée jusqu’à la corde, avec la marque des pieds encore imprimée dans le cuir. C’est le genre de truc qui change tout : vous ne regardez plus la chaussure, vous imaginez la femme qui l’a portée. La deuxième, c’est une collection de souliers de mariage du XIXe siècle, minuscules, presque enfantins, et pourtant portés par des femmes adultes. On ne va pas se raconter des histoires : ça vous retourne l’estomac.

Et la troisième, c’est une paire de sneakers ayant appartenu à une athlète des années 1980. Rien d’extraordinaire en apparence. Mais il y a une photo d’elle, à côté, en pleine course. Et là, franchement, on comprend. La chaussure n’est pas un objet de mode. C’est un objet de vie.

Il faut qu’on parle de ça : les expositions de mode ont souvent tendance à esthétiser sans raconter. Ici, Pas à Pas réussit parfois à raconter. Pas tout le temps, mais parfois.

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Infos pratiques et mon conseil

L’exposition est ouverte depuis le 9 septembre 2026 et se termine le 28 octobre 2026. C’est au Printemps Haussmann, sous la coupole Wybo (dernier étage). L’entrée est libre aux horaires du magasin — du lundi au samedi, de 10h à 20h, et jusqu’à 20h30 le jeudi. Pas besoin de réserver, mais évitez le week-end si vous voulez vraiment voir les pièces de près.

Mon conseil : y aller un jour de semaine, vers 14h. Il y a moins de monde, et la lumière naturelle qui filtre par la coupole est plus flatteuse. Et prenez le temps. Une heure minimum. Sinon, vous passerez à côté de l’essentiel.

Ce n’est pas l’exposition du siècle, je ne vais pas vous mentir. Mais c’est une exposition qui mérite qu’on s’y arrête — ne serait-ce que pour ces quelques pièces qui vous rappellent pourquoi on aime les chaussures. Et franchement, ça fait du bien.

Je ne regrette pas d’y être allée. Je ne suis pas sûre d’y retourner. Mais j’en suis sortie avec une furieuse envie de porter mes vieilles boots en cuir jusqu’à ce qu’elles rendent l’âme. C’est déjà pas mal.

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