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Les 3 choses à retenir
- Texture fondante : c’est un vrai gloss en stick, ultra confortable mais pas facile à poser au contour.
- Parfum trop fort : la senteur habituelle des Dior Addict vire au sucré criard, ça gâche l’expérience.
- Qualité en baisse : entre le packaging cheap et la formule banale, j’hésite à racheter autre chose qu’une recharge.
Soyons honnêtes — quand Dior sort un nouveau rouge à lèvres, on lève un sourcil. Forcément. La marque a ce je-ne-sais-quoi de chic et de glamour qui nous fait tousser un peu (le prix, hein), mais qui en général tient la route. Le Glass Lipstick, présenté comme un « gloss en stick », m’a fait de l’œil dès le début du printemps. Je l’ai testé, je l’ai trimballé, je l’ai porté en soirée et en journée. Alors voilà mon retour, cru, sans fard.
Un packaging qui fait illusion… jusqu’à ce qu’on touche
Vous connaissez le tube classique des Dior Addict ? Ce petit étui argenté tout lisse qui glisse dans la poche ? Eh bien le Glass Lipstick, lui, a changé de look. C’est plus épais, plus plastique, et franchement, ça fait moins luxe. Mon premier réflexe en le sortant : « C’est ça, le Dior à 40 balles ? » (oui, j’exagère un peu, mais à peine). Le bouchon se visse, la matière n’a pas le même poids. On dirait une version allégée, moins soignée. Et ça, désolée, mais ça énerve. Je ne vais pas vous mentir : j’ai déjà pensé à ne racheter que les recharges tellement le contenant me déçoit.
Le parfum : le vrai coup de gueule
Habituellement, j’adore le parfum des rouges Dior — celui de la Dior Addict classique est doux, vanillé, régressif sans être écœurant. Mais sur le Glass Lipstick, c’est une autre histoire. C’est comme s’ils avaient voulu pousser le curseur trop fort : plus sucré, plus « criard », plus agressif. Je l’ai à peine posé sur les lèvres que je sens déjà une bouffée de melon chimique et de sucre filé qui prend à la gorge. Ce n’est pas rien. Ce n’est pas désagréable pour toutes, mais moi, ça m’a gênée. C’est le genre de truc qui peut gâcher l’envie de remettre la couleur en cours de journée.
Application : la promesse du gloss tenue… trop tenue
Le nom « Glass Lipstick » n’est pas usurpé : c’est vraiment un gloss solide. La texture est ultra fondante, presque gélifiée. Ça glisse, ça brille, et ça donne un effet vitreux superbe. Mais soyons réalistes : poser ça proprement sur le contour des lèvres ? Mission impossible. À moins de ne pas s’en formaliser — et c’est valable — vous allez forcément déborder un peu. C’est le genre de rouge qu’on porte quand on assume le flou, le glamour imparfait. Pas quand on veut du liner net au millimètre. Moi, j’ai appris à lâcher prise dessus, mais j’imagine des copines qui détestent ça.
La formule : conventionnelle, sans surprise
Côté composition, je ne m’attendais pas à une révolution pour un produit estampillé « effet vitreux ». Et effectivement, ce n’est pas la sortie du siècle. La tenue est correcte, les pigments accrochent bien, mais au bout de deux heures et un café, il faut remettre une couche. Rien de transcendant. Les teintes, en revanche, valent le détour pour certaines :
- 194 Sparkly Dice : un lavande translucide avec des paillettes fines, parfait pour un jour de mood bohème
- 906 Talk My Dior : un prune profond qui claque sur toutes les carnations, ma préférée
Mais voilà : pour 40 balles, je veux une formule qui tient la distance, un parfum discret, et un packaging qui ne fait pas cheap. Là, c’est deux bons points sur trois. La déception du parfum et l’application bordélique pèsent lourd. Je finirai sûrement mon tube (le 906, je suis faible), mais je ne suis pas certaine d’en racheter un flambant neuf. Peut-être juste la recharge, en fermant les yeux sur le parfum.
Et si on comparait avec une autre marque ?
Franchement, si vous cherchez un gloss en stick avec une texture aussi fondante et un parfum plus respectable, le Rouge Coco Gloss de Chanel fait le job sans ces défauts. Mais il coûte aussi cher. À ce prix-là, je préfère économiser et mettre la différence ailleurs. Ou alors, je vous conseille carrément de tester un baume teinté coréen — moins cher, plus confortable, et souvent plus fun. Mais c’est une autre philosophie.
Conclusion : un regret ou pas ?
Je ne vais pas vous mentir : je suis mitigée. Le Glass Lipstick, visuellement, il déchire. Mais sur la durée, entre le packaging qui déçoit et le parfum qui énerve, je ne peux pas dire que je l’aime sans réserve. C’est le genre de produit qu’on aime sur soi mais qu’on a un peu honte de recommander. Alors si vous avez le budget et que les défauts ne vous dérangent pas, tentez le 906. Pour les autres, passez votre chemin — ou testez-le en boutique avant.
Et vous, vous l’avez essayé ? Dites-moi tout en commentaire — je suis curieuse de savoir si je fais la difficile ou si vous ressentez la même chose.

Ancienne assistante styliste, rédactrice depuis toujours. J’écris sur la mode, la beauté et l’art de vivre — sans langue de bois ni liste d’incontournables recyclée. Si je le recommande, c’est que j’y ai mis les mains.