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Points clés à retenir
- Date limite : les dossiers sont acceptés jusqu’au 8 juin 2026.
- Public visé : ressortissants des pays de la Ligue arabe et diasporas.
- Objectif : soutenir la création contemporaine du monde arabe.
L’essentiel en deux mots
Il faut qu’on parle de ce concours. Ne me demandez pas comment j’ai atterri sur l’annonce — un ami d’une amie qui bosse dans une fondation à Beyrouth m’a taguée sur Insta en me disant « Chloé, c’est pile ton genre ». Et il avait raison.
Les candidats ressortissants des pays de la Ligue arabe — que vous viviez au Caire, à Dubaï, à Tunis ou dans une chambre de bonne du 19e arrondissement — ont jusqu’au 8 juin 2026 pour soumettre leur dossier. Ce concours vise à soutenir la création contemporaine issue de la région et de ses diasporas. Traduction : ils veulent du vrai, pas du cliché carte postale.
Ce qu’ils attendent vraiment
Je ne vais pas vous mentir : quand j’ai commencé à bosser dans la mode à Paris, on m’a souvent demandé de “faire arabe” en ajoutant des motifs géométriques et une teinte sable. Ce concours, c’est tout l’inverse. On ne cherche pas une image, mais une vision — un regard neuf porté sur le contemporain arabe, dans n’importe quel médium : textile, bijou, design graphique, photographie, installation.
On ne va pas se raconter des histoires : être artiste issu de la diaspora, c’est souvent être coincé entre deux cases — “pas assez” pour ici, “trop occidentalisé” pour là-bas. Ce concours dit : on s’en fiche, montrez-nous votre travail.
Ma recommandation
Si vous avez un projet en cours ou même une idée un peu folle dans un carnet, posez votre candidature. J’ai vu passer les éditions précédentes : les lauréat·es ont eu des expositions dans des galeries que je fréquente rue de Turenne, des résidences d’artistes à Marseille, et certains dossiers étaient bruts, presque maladroits. Et franchement, c’est ça qui les a rendus inoubliables.
Un conseil de fille qui a passé trois ans en agence de presse : soignez la note d’intention. Pas un pavé de dix pages — une page, claire, personnelle, sans formules pompeuses. Dites pourquoi ce projet ne pouvait être réalisé que par vous, ici, en 2026. Les jurés en ont marre des “inspirations multiculturelles bienveillantes”. Soyez précis·e, soyez sincère.
Ce n’est pas rien, un concours qui prend le parti de soutenir la création arabe contemporaine — surtout en ce moment. Si vous hésitez encore, arrêtez de tourner autour. Le 8 juin arrive vite.
Allez sur le site officiel — lien en début d’article. Et si vous postulez, envoyez-moi un message. Ça m’intéresse de savoir ce que vous avez imaginé.

Ancienne assistante styliste, rédactrice depuis toujours. J’écris sur la mode, la beauté et l’art de vivre — sans langue de bois ni liste d’incontournables recyclée. Si je le recommande, c’est que j’y ai mis les mains.