Amouage Existance : mon avis sans filtre sur le parfum qui me hante

Je n'ai pas pu résister à Existance d'Amouage. Voici ce que ce muguet aldéhydé signé Quentin Bisch fait à ma peau.

Temps de lecture : 3 min

Points clés à retenir

  • Tenue : Existance tient plus de 12 heures sur ma peau, un record absolu pour un parfum de cette gamme.
  • Signature : Quentin Bisch a créé un aldéhyde ultra-moderne, loin de ce que la pyramide laisse imaginer.
  • Achat averti : Ce n’est pas un muguet classique. À tester impérativement avant d’acheter.

Le choc du muguet revisité

C’était un mardi, vers 15 heures, dans la lumière blafarde d’un comptoir parfumerie. J’avais sprayé Existance sur ma main gauche par pur hasard, en attendant qu’on me serve un autre parfum. Et là, je ne vais pas vous mentir : j’ai senti quelque chose que je n’avais jamais senti.

Ce n’est pas un parfum de muguet, contrairement à ce que la pyramide officielle pourrait vous faire croire. Oui, la note est là, mais elle est tellement diluée dans un aldéhyde hyper fin, presque cristallin, qu’elle devient un simple fantôme. Ce que vous sentez d’abord, c’est cette blancheur immaculée — un peu comme entrer dans une pièce dont les murs seraient en nacre.

Quentin Bisch, le magicien du modernisme

Il faut qu’on parle de ce parfumeur. Quentin Bisch est pour moi le créateur contemporain le plus intéressant. Avec Existance, il ne fait pas dans la dentelle : il prend du muguet — une des notes les plus délicates et éphémères de la parfumerie — et il lui colle une armure d’encens et d’aldéhydes. Le résultat ? Une tenue absolument dingue, plus de 12 heures sur ma peau, sans jamais dégouliner de sucre ou d’ambre.

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Ce n’est pas un parfum qui sent le muguet, ni l’encens, ni vraiment l’ambre. C’est un aldéhyde moderne, raffiné au point de presque ne pas toucher la peau. C’est le genre de truc qui change tout : quand je le porte, les gens me demandent ce que c’est, mais personne ne devine la marque ni les notes.

Pourquoi je ne l’achète pas à l’aveugle

Soyons honnêtes — 365 euros les 100 ml, ce n’est pas rien. Et pourtant, je le mettrais volontiers en haut de ma liste d’envies. Mais j’insiste : ne l’achetez pas sans l’avoir porté sur vous au moins une journée. Il est tellement atypique que votre première impression risque d’être… déstabilisante. La première fois, j’ai trouvé ça presque trop propre, trop blanc. Et puis le temps a passé, et je suis devenue obsédée.

Ce que vous lisez dans la pyramide (muguet, rose, encens, ambre gris, musc) ne correspond pas à l’expérience. C’est alchimique, pas botanique.

Le verdict personnel

J’ai déjà Love Delight dans ma collection, et il est magnifique. Mais ce serait lui céder la place, Existance le mérite. Si vous aimez les parfums qui racontent une histoire sans mots, qui laissent une traînée de questions plutôt que de réponses, celui-ci est pour vous. Moi, je le rachèterai sans hésiter.

Et franchement, c’est la première fois qu’un muguet me fait un effet pareil. Je ne suis pas près d’oublier ce mardi-là.

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