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Ce qu’il faut retenir
- Puissance : Ce n’est pas un retinol débutant. C’est du Retinal, l’actif le plus puissant en vente libre. On ne joue pas avec.
- Texture : Une crème cocooning qui ne tire pas, ne pèle pas (si on respecte les règles). C’est le genre de truc qui change tout.
- Résultat : Pas un miracle du jour au lendemain, mais une peau plus lisse et reposée au réveil. Ce n’est pas rien.
La Nuit où j’ai compris que mon rétinol ne faisait plus l’affaire
Soyons honnêtes — on arrive toutes à ce moment. Vous savez, celui où vous regardez votre flacon de rétinol en vous disant : « Et sinon ? ». La peau s’est habituée, les résultats stagnent. C’était mon cas l’automne dernier, devant ma glace de salle de bain dans le 11e, avec cette fatigue qui ne partait plus du regard.
Je ne vais pas vous mentir : j’avais une méfiance d’ancienne assistante styliste envers Murad. Trop clinique, trop « dermatologue américain ». Et puis une amie, pharmacienne à Bastille, m’a glissé : « Chloé, si tu veux passer au niveau supérieur sans ordonnance, c’est le Retinal. Pas le rétinol. Le Retinal. » Elle a pointé ce traitement de nuit. Je l’ai acheté en râlant, convaincue de jeter mon argent par les fenêtres.
Retinal vs Rétinol : Il faut qu’on parle de ça
On ne va pas se raconter des histoires. Dans la famille des rétinoïdes, il y a une hiérarchie. En bas, les esters comme le rétinyl palmitate, très doux. Au milieu, le rétinol, la star des soins en pharmacie. Et tout en haut, le Retinal (ou rétinaldéhyde). C’est la forme la plus proche de l’acide rétinoïque, celle que votre peau doit le moins « travailler » pour utiliser. En clair : plus efficace, plus rapide, mais potentiellement plus irritant.
Et franchement, c’est là que Murad joue bien son jeu. Leur formule n’est pas juste une bombe d’actif balancée dans un pot. C’est une crème onctueuse, presque cocooning, qui enrobe le Retinal. L’odeur ? Neutre, propre. La texture ? Elle fond sans coller, sans cette sensation de masque étouffant que certains soins de nuit ont. Je l’ai appliquée en craignant le réveil rouge et qui démange. Rien.
Mon erreur (pour que vous ne la fassiez pas)
Attention, terrain miné. Si vous n’avez jamais touché à un dérivé de vitamine A, ne commencez pas par là. C’est comme vouloir courir un marathon sans avoir marché. Votre peau va vous haïr. Je le dis parce que j’ai fait l’erreur, il y a des années, avec un autre produit. Brûlures, tiraillements, le désastre.
Pour une première fois, partez sur un sérum au rétinyl palmitate, très tolérant. Habituez votre peau pendant des mois. Ce traitement de nuit Murad, c’est l’étape d’après. Celle pour quand votre peau dit « OK, je suis prête pour la suite ».
Le verdict après trois flacons
Je suis sur mon troisième pot. Ce n’est pas un produit miracle qui efface dix ans en une nuit. Les magazines qui disent ça, je les soupçonne de ne jamais l’avoir utilisé.
Mais c’est le genre de truc qui change tout sur la durée. Le rendu ? Au réveil, ma peau est plus lisse, moins « grisée » par la fatigue parisienne. Les pores sur mon nez semblent moins visibles, comme estompés. La luminosité est là, même après une nuit trop courte entre deux articles. C’est une amélioration subtile, mais tenace. La preuve : je le rachète.
Ce qui me séduit, au-delà de l’actif, c’est l’intelligence de la formule. Ils ont réussi à mettre du Retinal puissant dans un véhicule qui ne déclenche pas la guerre sur votre visage. C’est rare. Je ne cite presque jamais de marque en bien sans nuance, mais là, le travail est là.
Est-ce que je vous le recommande ?
Oui, mais avec des conditions. Si :
- Votre peau est déjà habituée au rétinol (au moins 6 mois d’utilisation régulière).
- Vous cherchez un vrai coup de boost, un palier au-dessus.
- Vous êtes prête à y mettre le prix pour un soin qui dure.
Non, si vous débutez ou si votre peau est ultra-sensible et réactive. Dans ce cas, l’expérience tournera au cauchemar.
Pour moi, il a rejoint le très petit cercle des soins qui justifient leur place sur mon étagère. Pas parce qu’on me l’a envoyé, pas parce que c’est tendance. Parce que, les matins où je me regarde dans le miroir de mon coffee shop préféré, je vois la différence. Et franchement, à Paris, en 2026, c’est tout ce qui compte.

Ancienne assistante styliste, rédactrice depuis toujours. J’écris sur la mode, la beauté et l’art de vivre — sans langue de bois ni liste d’incontournables recyclée. Si je le recommande, c’est que j’y ai mis les mains.